Laissons fleurir nos champs pour nos lendemains.
Notre c½ur est dur comme la pierre
Alors qu il ne pousse plus rien en terre
J'ai rencontré des peuples affamés
Qui restaient des heures à contempler
L horizon sans fin du sol flétri
Las d'attendre dehors cette pluie,
Qui n arrivera sans doute jamais.
Faites donc ce qui vous plaît
O mon dieu, mais ne vois-tu pas
Couler ces larmes sur leurs bras ?
Et ces petits êtres désarmés attendent
Comme leurs aînés, le grain souvent
Promis ! Alors ne tue pas leurs espoirs
A ces petits enfants noirs
Laissons-les croire en toi
Toi leur Dieu, Toi leur Roi